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De 1876 à aujourd'hui : l'histoire de la chapelle Mondésir

La nef de la chapelle Mondésir et ses vitraux vus depuis la passerelle, à Nantes

Quand on pousse la porte de La Chapelle Mondésir, on entre dans un bâtiment qui a connu plusieurs vies. Voici, en quelques étapes, comment une chapelle de couvent construite en 1876 est devenue un lieu de travail et de réception en plein centre de Nantes.

Une chapelle de couvent, construite en 1876

La chapelle a été construite en 1876. Elle était la chapelle du couvent de Marie-Réparatrice, au 1 rue Mondésir, dans le quartier Guist'hau – Gigant de Nantes. Elle a été occupée par des religieuses jusqu'en 1994.

De cette première vie, le bâtiment a gardé l'essentiel : une nef de 18 mètres sous voûte, rythmée par ses colonnes, une pierre apparente, des vitraux d'origine et, au fond, une abside ornée de fresques. Ce sont ces éléments qui donnent aujourd'hui au lieu son caractère.

Marc Caro, l'habitant de la chapelle

Après le départ des religieuses en 1994, la chapelle a été habitée par le réalisateur nantais Marc Caro, coréalisateur de Delicatessen et de La Cité des enfants perdus. Cette page de l'histoire du lieu a été rappelée par Ouest-France dans son édition du 30 décembre 2024.

La hauteur sous voûte, la pierre, la lumière colorée des vitraux et la présence de l'abside forment un décor rare. La chapelle accueille aujourd'hui des tournages et des shootings.

Du coworking au lieu d'événements

La chapelle est ensuite devenue un espace de coworking. Les bureaux et les salles de réunion se sont installés dans des cages vitrées en métal noir et des aménagements en bois, posés dans l'édifice sans le masquer.

Aujourd'hui, la chapelle est à la fois un lieu de travail et un lieu d'événements. Le rez-de-chaussée, Le Chœur, accueille séminaires, soirées d'entreprise et réceptions jusqu'à 100 personnes. Les étages abritent des bureaux, des salles de réunion et, sous le dôme, Le Sommet, une salle de CODIR.

Un cadre patrimonial, un confort contemporain

Le bâtiment est patrimonial, et cela a des conséquences concrètes : trois marches à l'entrée, pas d'ascenseur, et un lieu qui n'est pas accessible en fauteuil roulant. Une sonnette permet de prévenir l'équipe, qui aide à l'accès.

En contrepartie, la chapelle a retrouvé un chauffage performant et une toiture neuve. Le wifi fibre, la sonorisation et la vidéoprojection sont installés. On y travaille ou on y reçoit en toute saison, dans un cadre qui n'a rien d'ordinaire.

Venir voir

La meilleure façon de comprendre la chapelle reste d'y entrer. Les visites se font sur rendez-vous. Vous pouvez aussi lire la présentation du lieu ou découvrir pourquoi il séduit ceux qui cherchent un lieu atypique à Nantes.

Source historique : Ouest-France, 30 décembre 2024.

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